17.02.2008
la presse,montreal.dimanche 17 fevrier 2008
Le dimanche 17 février 2008
Fauchée par un camion de déneigement, une dame dénonce la vitesse
Catherine Handfield
La Presse
Le 7 décembre dernier, Hélène Corbeil est descendue de l'autobus à l'angle des boulevards Henri-Bourassa et Armand-Bombardier. Il était près de 19h, et ses collègues de travail l'attendaient pour célébrer Noël.
Lumière verte, elle a traversé le boulevard. Puis, plus rien.
La Montréalaise de 57 ans s'est réveillée d'un coma provoqué, deux semaines plus tard, à l'Hôpital général de Montréal. De fil en aiguille, elle a appris qu'un camion de déneigement chargé de neige l'avait renversée. Que celui-ci tournait sur sa lumière verte, mais qu'il avait omis de vérifier son angle mort.
«Je m'attendais à avoir la visite d'un représentant de la compagnie du conducteur dans mes premières semaines à l'hôpital, confie Hélène, toujours alitée 10 semaines après son terrible accident. Mais personne de la compagnie n'est venu.»
Le chauffeur, qui n'a probablement pas été conscient de l'impact, ne s'est jamais arrêté ce soir-là. Les policiers ne l'ont jamais retrouvé, et Hélène a appris au début du mois que les enquêteurs avaient fermé le dossier.
L'éducatrice en service de garde est toujours à l'hôpital aujourd'hui. Elle a subi la semaine dernière une greffe de peau au crâne, sa toute dernière opération. Elle se remet aussi de ses multiples fractures aux côtes et à la jambe, de sa perforation du poumon et de son artère déchirée dans le bras droit. Hélène a devant elle plusieurs mois de réhabilitation. Elle doit entre autres réapprendre à marcher.
Si elle n'entretient aucune amertume, la piétonne se questionne aujourd'hui sur la vitesse à laquelle roulent les camions de déneigement. Des témoins de l'accident ont affirmé que le véhicule qui l'a fauchée roulait vite, très vite. «Je trouve ça un peu aberrant», souffle-t-elle.
Sa fille, Lydie, qui vient la voir tous les jours, se montre un peu plus virulente. «Il y a des camionneurs qui sont payés au chargement, et ça n'a absolument aucun sens», déplore la jeune femme de 27 ans.
En effet, certains arrondissements font affaire avec des sous-traitants qui, eux, embauchent des compagnies qui rémunèrent au voyage, explique Marc Snyder, conseiller politique du Plateau-Mont-Royal.
«Personnellement, je préfère que les déneigeurs prennent une semaine de plus à déblayer mon entrée que de voir une personne souffrir à ce point», conclut Lydie.
Il est difficile de savoir si des accidents impliquant des piétons et des camions de déneigement sont fréquents à Montréal. Ni le SPVM, ni la Société d'assurance automobile du Québec, ni la Ville de Montréal ne tiennent de telles statistiques.
source....
http://www.cyberpresse.ca/article/20080217/CPACTUALITES/802170668/-1/CPACTUALITES
http://www.cyberpresse.ca/article/20080217/CPACTUALITES/802170668/-1/CPACTUALITES




17:56 Écrit par helene sunflower QU dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : la presse montreal dimanche le 17 fevrier 2008 |
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